vendredi 10 février 2012

Québec - Des livres libérés... dans le traffic


Ne soyez pas surpris si, bientôt, un inconnu s'approche de vous dans le bus pour vous offrir un livre. Un mouvement de partage de bouquins est sur le point de faire son apparition dans le réseau de transport en commun de Québec.

Baptisé «Livres collectifs dans le trafic», ce projet inusité est l'initiative du groupe de pression Accès transports viables (ATV) qui milite pour l'amélioration du service de transport en commun, notamment.

Le lancement du projet doit avoir lieu le 21 février prochain à un arrêt d'autobus du centre-ville (celui de la rue Belvédère) en présence du président du Réseau de transport de la capitale (RTC).

La formule est simple et bon enfant. «La personne entre dans l'autobus et cible quelqu'un qu'elle ne connaît pas. Elle va vers lui pour lui donner un livre et l'autre repart avec», résume Françoise Bellemare, chargée de projet chez ATV.

Le but n'est pas tant de favoriser la lecture que d'amener les gens à socialiser. «C'est vraiment pour favoriser la rencontre entre les personnes de l'autobus», poursuit-elle.

Les gens pourront reconnaître les livres du projet à un autocollant spécial. Pour le reste, le système devrait rouler tout seul. «On va distribuer plusieurs livres au début pour lancer le mouvement puis après, on va alimenter le cercle littéraire régulièrement. Mais après, c'est à l'initiative des citoyens que ça va continuer.»

Toutefois, il ne sera pas possible de laisser des livres dans l'autobus. Cela pose apparemment des problèmes de securite au RTC.


Un deuxième projet

Il s'agit de la seconde initiative du genre à faire son apparition en peu de temps à Québec. L'automne dernier, trois étudiantes de l'Université Laval avaient lancé le projet «Libérez les livres» qui, lui aussi, vise à faire circuler des bouquins gratuitement un peu partout dans la ville.

Toutefois, ce dernier projet vise davantage la lecture que la rencontre entre inconnus. L'objectif est de déposer des bouquins dans des endroits où ils font normalement défaut comme des gares, des salles d'attente ou encore des cafés. Là aussi, les livres sont reconnaissables à des autocollants spéciaux.

Des représentantes de «Libérez les livres» doivent être présentes au lancement de «Livres collectifs dans le trafic». Les deux groupes ont décidé de faire équipe pour permettre aux livres de circuler librement d'un réseau à l'autre.

Éducation: le gadget qui va tuer les textos en classe


Il fallait y penser. Pour s'assurer de l'attention de ses élèves nourris chaque jour au web 2.0, un prof américain a décidé de leur mettre une télécommande entre les mains. Et le résultat pourrait bien inspirer d'autres passeurs de connaissances ailleurs sur la planète.


Bill White — c'est son nom —, de la Northwestern University, ne pouvait pas lutter contre la modernité. Mais il a décidé de la déjouer, un peu. Depuis le début de l'année scolaire, ses élèves sont invités en effet à interagir durant chacun de ses cours par l'entremise d'une petite télécommande qui leur permet de répondre à des questionnaires fermés sur le sujet de la semaine. Entre autres. Les réponses du groupe, compilées en temps réel s'affichent alors sur un écran. Cette participation compte pour 20 % de la note finale.

L'appareil, raconte le New York Times dans son édition du jour, est aussi pratique pour prendre les présences mais par dessus tout... pour tenir éloigné pendant 90 minutes les mains de cette génération post-Nintendo des iPhone, iPad et téléphones intelligents qui participent plus qu'activement à la construction de son univers social, à coup de textos, tweets et autres messages d'intérêts exprimés en format binaire.

Pour quelques esprits divergents, souligne le quotidien, cette méthode de gestion est assimilée à un contrôle technologique qui n'est pas loin de celui imaginé par George Orwell dans son 1984 — oui, le chef d'oeuvre! Mais pour Jasmine Morris, future ingénieure au pays de Barack Obama, il n'en serait rien: «Je suis de celles qui aiment ça, raconte-t-elle. Ça vous fait lire. Ça vous force à prêter attention et à faire ce que vous êtes supposés faire comme étudiant.»

Tiens, la modernité se vit parfois comme un fatalité. Les façons s'en sortir aussi.

Facebook rend-il dépressif?


Le bonheur des uns fait le malheur des autres. C'est en tout cas ce qui semble se produire sur Facebook où les visages souriants et les informations positives qui y prolifèrent sont sur le point de faire apparaitre une nouvelle pathologie chez les jeunes:la «dépression-Facebook», indique l'American Academy of Pediatrics (AAP).

Le concept serait à faire entrer dans les manuels de psychologie, assure dans les pages numériques du Los Angeles Times, la pédiatre Gwenn O'Keeffe qui vient de participer à la mise à jour des lignes de conduite de l'AAP en matière de réseaux sociaux. Un univers social et numérique perçu comme potentiellement néfaste pour la frange de la jeunesse qui compose avec une faible estime d'elle-même, indique le groupe de scientifiques.

Au coeur du problème: l'environnement social numérique imposé par Facebook qui, avec ses fonctions «j'aime», ses appels à la diffusion de photos où tout le monde est généralement beau et heureux et sa trame de fond qui invite au festif et au divertissement — y compris pour s'informer — peut, par effet de contraste, accentuer le caractère dépressif chez les jeunes qui le seraient déjà.


C'est pire que d'être assis tout seul dans une cafétéria surpeuplée, dit Mme O'Keeffe, parce que Facebook livre une vision déformée [et positivée] de la réalité». Et forcément, dans ce contexte, le groupe invite professionnels de la santé tout comme parents et enseignants à tenir compte à l'avenir de cette facticité 2.0 pour inverser une tendance et surtout empêcher que les effets pervers de ce faux érigé en modèle de socialisation ne s'incrustent durablement dans le monde réel, estiment les chercheurs dans la mise à jour du guide dont les grandes lignes sont présentées aujourd'hui dans la revue Pediatrics.

La dépendance aux réseaux sociaux: plus forte que le tabac et l'alcool


Fort, très fort et trop fort, même. La dépendance induite par les réseaux sociaux numériques, dont l'adoption est fulgurante dans nos sociétés, serait bien plus tenace que celle liée au tabac ou à l'alcool. C'est du moins ce que prétend un groupe de scientifiques qui vient de mesurer la résistance de l'humain face à ces nouveaux outils de communication, et surtout la dépendance étonnante à ces outils qui se construit, plusieurs fois par jour, 140 caractères à la fois. C'est The Guardian qui vient de nous éclairer sur le phénomène. Selon l'équipe pilotée par Wilhelm Hofmann de la Chicago University's Booth Business School, résister, dans une journée normale, à l'attrait de Twitter, de Facebook et des courriels est aujourd'hui plus dur que de résister à une cigarette (pour les fumeurs) ou à un verre d'alcool, expose-t-elle.

Le constat a été dressé après avoir exposé méthodiquement et plusieurs fois par jour à l'appel du tweet et du courriel 205 personnes âgées de 18 à 85 ans dans une ville d'Allemagne. Les détails de l'étude doivent être publiés dans les prochaines semaines dans les pages du journal Psychological Science.

Pour Hoffmann, la découverte n'est pas si surprenante que ça dans une modernité où ces modes d'échange ont pris de plus en plus de place pour tisser des liens sociaux. «La consommation de cigarettes et d'alcool a un cout à long terme — couts financier et sanitaire — et les raisons d'y résister sont nombreuses, explique-t-il. L'usage des réseaux sociaux comporte moins de conséquence, si ce n'est la perte de temps». Une perte de temps qui n'est visiblement pas jugée assez délétère pour ne pas succomber à ce mode d'échange. Pour le moment du moins.

lundi 6 février 2012

NEURO EDUCATION QUEBEC


Grâce à de nouveaux appareils dont l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle, il est maintenant possible de connaître les effets de l'apprentissage et de l'enseignement sur le cerveau. De quelle façon ces nouvelles connaissances peuvent-ils et pourront-ils influencer l'éducation?

Je vous suggere fortement de visiter ce site extremement interessant!

samedi 28 janvier 2012

Les relations pairs-étudiant


L’importance du soutien social dans le processus d’intégration, dont celui prodigué par les pairs, a été souligné par Goplerud (1980). Selon cet auteur, le support des pairs contribue à diminuer les problèmes émotionnels et de santé des nouveaux étudiants durant les six premiers mois de leur formation.

Dans ce contexte, une intervention de groupe basée sur le partage d’expériences entre
pairs qui vivent des situations semblables constitue un moyen pertinent pour réhabiliter l’estime de soi de l’étudiant. Qu’elle soit réalisée dans un contexte formel (institutionnalisé) ou informel (en fonction de besoins ponctuels), l’intervention de groupe constitue un outil efficient pour développer le sentiment de compétence personnelle de l’étudiant. C’est ce que soutient Terenzini et coll.(1994) lorsqu’ils soulignent que :

Les thèmes qui sont tributaires des attitudes positives à l’égard de la poursuite des études dans les moments difficiles pour l’étudiant sont : la validation de ses compétences personnelles, la présence des services institutionnels, l’augmentation de l’estime de soi, les expériences positives à l’intérieur et à l’extérieur des salles de cours.

jeudi 19 janvier 2012

Le travail des étudiants


Dans une étude qu'elle vient de dévoiler et une note qui l'accompagne, la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) brosse un portrait de l'importance du phénomène du travail rémunéré pendant les études.

À l'automne 2009, les étudiants à plein temps travaillaient en moyenne durant 19 heures par semaine, selon la FEUQ. Et près de 42 % des étudiants qui travaillaient le faisaient durant plus de 20 heures par semaine. Selon la FEUQ, qui y voit un lien avec les droits de scolarité, «les étudiants n'ont jamais autant travaillé en cours d'études».

vendredi 13 janvier 2012

Divorce entre la TELUQ et l'UQAM


Après l'îlot Voyageur, une autre réalisation de l'ancien recteur de l'Université du Québec à Montréal, Roch Denis, est allée à vau-l'eau: le rattachement de la Télé-Université (TELUQ) à l'UQAM, intervenu en 2005, s'est soldé par un divorce.

Dans un décret publié dans la Gazette officielle mercredi, le gouvernement Charest, sous la recommandation de la ministre de l'Éducation, du Loisir et des Sports, Line Beauchamp, annule la mainmise de l'UQAM sur la TELUQ pour redonner à celle-ci de nouvelles lettres patentes lui conférant son statut antérieur d'école supérieure et, ainsi, sa pleine autonomie au sein du réseau de l'Université du Québec (UQ).

mardi 20 décembre 2011

MIT launches online learning initiative



MIT today announced the launch of an online learning initiative internally called “MITx.” MITx will offer a portfolio of MIT courses through an online interactive learning platform that will:

organize and present course material to enable students to learn at their own pace
feature interactivity, online laboratories and student-to-student communication
allow for the individual assessment of any student’s work and allow students who demonstrate their mastery of subjects to earn a certificate of completion awarded by MITx
operate on an open-source, scalable software infrastructure in order to make it continuously improving and readily available to other educational institutions.

vendredi 9 décembre 2011

Les cours en ligne, plus efficaces que les salles de classe ?

La conclusion de l’étude que vient de publier le ministère américain de l’éducation, a le mérite de la clarté. Le New York Times n’hésite d’ailleurs pas à titrer que “l’éducation en ligne bat la salle de classe“. L’étude en question est moins péremptoire, et incite à plus de modération.

Les auteurs, membres du Centre pour la technologie dans l’éducation de SRI International (l’ex Standford Research Institut), insistent en effet sur le fait que sur les 1132 études publiées entre 1996 et 2008 qu’ils ont analysées, seules cinq se penchaient de façon expérimentale et explicite sur les mérites comparés des cours en ligne et des classes traditionnelles auprès d’enfants et d’adolescents.

Pour parfaire leur “méta-analyse“, ils ont donc également pris en compte 94 autres études portant sur l’apprentissage en ligne ou la formation à distance de militaires, personnels médicaux, étudiants, etc. de 13 à 44 ans.

Si les études portant sur les cours par correspondance (par vidéoconférence, télévision ou courrier interposés), n’ont jamais montré leur supériorité par rapport à l’enseignement traditionnel, l’étude relève, a contrario, que “les cours combinant apprentissage en ligne et en face à face sont plus performants que ceux qui ne sont effectués qu’en ligne seulement“.

mardi 6 décembre 2011

Référentiel de compétences TIC pour les enseignants par l'UNESCO


Le monde des référentiels de compétences en technologies de l'information et de la communication s'agrandit d'un nouveau produit élaboré par l'Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture (UNESCO) à l'intention des enseignants et des formateurs d'enseignants.

Ce produit définit les compétences TIC que les enseignants doivent eux-mêmes posséder en vue de les transmettre aux apprenants. Mais il va plus loin en intégrant dans ces compétences des aptitudes à l'accompagnement des apprenants en usage des TIC aux fins d'apprentissage collaboratif, de créativité et de résolution de problèmes.

A cet effet, le Référentiel UNESCO de compétences TIC pour les enseignants s'articule autour de trois stades d'utilisation des TIC dans l'éducation :

* Alphabétisation technologique
* Approfondissement des connaissances
* Création des connaissances.

Ces trois paliers sont présents dans six aspects de l'activité enseignante. Ce qui donne au final une matrice de dix-huit (18) modules à intégrer dans la formation des enseignants. Les différentes composantes de ces modules sont détaillées en annexe dudit Référentiel ce qui facilite l'appropriation.

jeudi 1 décembre 2011

L'HUMANISME


L’homme au centre de l’univers
Pour Edward Said1, l’humanisme est,
fondamentalement, la notion séculière d’un
monde historique créé par les hommes et les
femmes, non par Dieu, et susceptible d’être
appréhendé rationnellement. Au coeur de
l’humanisme se trouve donc une anthropologie
philosophique qui en accordant à l’homme la
centralité, réduit (sans pour autant l’éliminer
nécessairement) le rôle imparti à Dieu (ou aux
dieux).

Il fut un temps où le monde des hommes
trouvait son explication dans les desseins et les
actions des dieux. Avec l’humanisme, pour
comprendre les dieux, il faut comprendre les
hommes, les dieux étant le fruit chimérique de
leur imagination.

Si la centralité accordée à l’homme en tant
que créateur de sens et d’objectifs implique une
restriction du rôle jadis imparti à Dieu (ou aux
dieux), elle suppose aussi une séparation, une
distinction, entre un monde qui est humain et un
autre qui ne l’est pas : il y a deux mondes, l’un
fait de lois et de processus impersonnels, l’autre
d’intentions et de significations humaines.

mercredi 30 novembre 2011

EMPIRISME


L'empirisme est à la fois une attitude de l'esprit et une
doctrine philosophique. L'attitude empiriste se définit
par une attention accrue aux faits tels qu'ils sont. Les
empiristes refusent l'abstraction des discours et ne veulent
s'en tenir qu'à la vérité des faits. L'empirisme comme
doctrine philosophique résulte d'une radicalisation de
cette attitude de l'esprit. Les philosophes empiristes
défendent l'idée qu'il n'y a que des faits. Pour comprendre
la perception, les philosophes empiristes ne veulent pas
faire appel à des lois abstraites qui régiraient d'en haut
l'association des faits. Ils veulent s'en tenir à
l'association des faits, à la façon dont ces faits
interagissent les uns avec les autres. Pour l'empiriste,
comprendre une réalité donnée, c'est avant tout savoir
de quoi elle est faite, quels sont les faits qui la constituent

samedi 26 novembre 2011

Mexico's Largest University to Post Online Nearly All Publications and Course Materials

The National Autonomous University of Mexico, better known as UNAM, has said it will make virtually all of its publications, databases, and course materials freely available on the Internet over the next few years—a move that some academics speculated could push other universities in the region to follow suit.

Campus officials at UNAM, Mexico's largest university, said the program, known as All of UNAM Online, could double or triple the institution's 3.5 million publicly available Web pages, as the largest collection of its kind in Latin America.

They also said it was key to UNAM's social mission as a public institution: providing educational resources to populations usually underrepresented in the university system—really, to anyone who desires access to them.


"As the national university, we must assume a national mission and give back to society what we are doing with its financial support," said Imanol Ordorika, a professor of social sciences and education at UNAM and a key force behind the effort. "That means providing open access and being accountable and transparent."

Mr. Ordorika said the university has set no specific goal as to how many Web pages will be made available or a fixed budget for bringing the endeavor to fruition.

But he said it would include all magazines and periodicals published by UNAM, and, if negotiations with outside publishers went well, all research published by UNAM employees.

He also said the university would provide online access to all theses and dissertations as well as materials for its approximately 300 undergraduate and graduate courses.

Experts from outside Mexico said those two components alone would make the venture a milestone in the region.

The Massachusetts Institute of Technology makes 2,000 courses freely available online as part of its OpenCourseWare program. Stanford University plans to offer up to 200 courses as part of a similar effort. But no university in Latin America has tried anything that ambitious.

jeudi 24 novembre 2011

Using Mobile Phones to Improve Educational Outcomes: An Analysis of Evidence from Asia



Despite improvements in educational indicators, such as enrolment, significant challenges remain with regard to the delivery of quality education in developing countries, particularly in rural and remote regions.

In the attempt to find viable solutions to these challenges, much hope has been placed in new information and communication technologies (ICTs), mobile phones being one example. This article reviews the evidence of the role of mobile phone-facilitated mLearning in contributing to improved educational outcomes in the developing countries of Asia by exploring the results of six mLearning pilot projects that took place in the Philippines, Mongolia, Thailand, India, and Bangladesh.

In particular, this article examines the extent to which the use of mobile phones helped to improve educational outcomes in two specific ways: 1) in improving access to education, and 2) in promoting new learning. Analysis of the projects indicates that while there is important evidence of mobile phones facilitating increased access, much less evidence exists as to how mobiles promote new learning.

Six degrés de séparation? Non, 4,74 à l'ère des réseaux sociaux




Les certitudes ne résistent pas toujours aux révolutions. À preuve, depuis 1929, l'humain est persuadé d'être relié à n'importe qui d'autres sur terre par une chaîne de relations individuelles qui compte au plus cinq personnes. On appelle ça, la théorie des six degrés de séparation. Une théorie qui, sous l'effet de la numérisation des rapports sociaux, devrait aujourd'hui être revue à la baisse: à 4,74 degrés, pour être précis.


Oui, on savait que le monde est petit. Aujourd'hui, on apprend qu'il continue de rétrécir. C'est en tout cas ce qui ressort d'une étude menée conjointement par l'équipe de statisticiens de Facebook — l'épidémique réseau social — et des chercheurs de l'Université de Milan en Italie. Les résultats viennent tout juste d'être rendus publics.

Pendant un mois, à l'aide d'un algorithme développé dans les laboratoires de l'université italienne, les scientifiques ont passé au crible les liens d'amitié exprimés en ligne par 721 millions d'utilisateurs du réseau, propriété de la multinationale américaine Facebook. Le but? Mesurer la distance maximale entre deux usagers en suivant les chemins qui se tissent entre eux par l'intermédiaire de leur connaissance.

Résultat: en 2011, les humains qui revendiquent une existence numérique ne sont désormais plus qu'à 4,74 personnes les uns des autres. Aux États-Unis, où les adeptes de Facebook sont au dessus de la moyenne mondiale, ce degré de séparation est de 4,37, indiquent les résultats de l'enquête dévoilés il y a quelques heures sur la page Facebook des chercheurs. Forcément.

Mise à jour par l'écrivain hongrois Frigyes Karintgy en 1929, la théorie des six degrés de séparation a surtout connu ses premières heures de gloire après avoir été reprise par le psychologue américain Stanley Milgram à la fin des années 60. Avec 296 cobayes humains et une série de cartes postales qui devait être envoyée à un homme vivant dans la banlieue de Boston. Il fallait connaitre personnellement l'homme pour lui adresser la carte directement. Sinon, il fallait compter sur une connaissance et ses connaissances pour arriver jusqu'au banlieusard. On résume. Dans ce cadre méthodologique, Milgram a alors quantifié la séparation entre deux individus: 5 personnes ou moins, pour six degrés.

Fait amusant, en 2008, alors que la numérisation des échanges sociaux commençait à sortir du cadre formel des courriels pour se jouer dans des lieux d'échanges un peu plus permanents, une étude du géant Microsoft sur le même sujet avait établi cette séparation à 6,6. 240 millions d'usagers avaient alors été mis sous le microscope de la sociologie.

Tout en revoyant la mesure à la baisse, Facebook vient également éclairer la notion d'amitié dans ses frontières avec une deuxième étude portant sur les liens entre usagers. En substance, on y apprend qu'un Facebookien sur 10 vit sa vie numérique avec moins de 10 amis et 20 % avec environ 25. Et tout ça n'est qu'exception puisque la moitié des abonnés à ce réseau déclare avoir plus de 100 amis numériques, une réalité difficile à appréhender, diront plusieurs, surtout si tous ces «amis» devaient accepter une invitation à une party de Noël dans le sous-sol de votre bungalow ou dans un 5 et demi du quartier Rosemont à Montréal. Par exemple.

mardi 22 novembre 2011

Technology in History, Cours en ligne gratuit


Course Description


Today many people assume that technological change is the major factor in historical change and that it tends to lead to historical progress. This class turns these assumptions into a question—what is the role of technology in history?—by focusing on four key historical transitions: the human revolution (the emergence of humans as a history-making species), the Neolithic Revolution (the emergence of agriculture-based civilizations); the great leap in productivity (also known as the industrial revolution), and the great acceleration that has come with the rise of human empire on the planet. These topics are studied through a mix of textbook reading (David Christian's "Maps of Time"), supplementary readings (ranging from Auel, "The Clan of the Cave Bear" to Hersey, "Hiroshima"), illustrated lectures, class discussions, guest lectures/discussions, short "problem paper" assignments, and a final project defined by the student.

Because MIT is celebrating its 150th anniversary in 2011, this version of the class will also focus on connections between MIT as an institution and technology in the history of the last 150 years.

jeudi 3 novembre 2011

LES INTELLIGENCES MULTIPLES



Il est evident que je suis fascine par cette nouvele facon d'expliquer l'intelligence et je ne suis pas la seule!


Selon Gardner, on peut distinguer huit intelligences :

1. L’intelligence verbale / linguistique

C’est la capacité à être sensible aux structures linguistiques sous toutes ses formes. Elle est particulièrement développée chez les écrivains, les poètes, les orateurs, les hommes politiques, les publicitaires, les journalistes, etc.

On reconnaît particulièrement cette intelligence chez quelqu’un qui aime lire, qui parle facilement, aime raconter des histoires et aime en entendre, qui aime les jeux avec des mots (mots croisés, Scrabble, etc.), les jeux de mots, les calembours.
La plupart des systèmes d’enseignements reconnaissent cette intelligence. Si elle n’est pas suffisamment développée, on est facilement en échec scolaire.
Des manques dans cette capacité à mettre en mots sa pensée peut également créer le sentiment d’être incompris (en particulier face à ceux qui maîtrisent mieux cette intelligence) et engendrer des réactions de violence.

2. L’intelligence visuelle / spatiale

C’est la capacité à créer des images mentales, et à percevoir le monde visible avec précision dans ses trois dimensions.
Elle est particulièrement développée chez les architectes, les paysagistes, les peintres, les sculpteurs, les naturalistes, ceux qui tentent d’expliquer l’univers, les stratèges de champ de bataille, les metteurs en scène, etc.

On reconnaît particulièrement cette intelligence chez celui qui a un bon sens de l’orientation ; chez ceux qui créent facilement des images mentales ; ceux qui aiment l’art sous toutes ses formes ; ceux qui lisent facilement les cartes, les diagrammes, les graphiques ; ceux qui aiment les puzzles, ceux qui aiment arranger l’espace ; ceux qui se souviennent avec des images ; ceux qui ont un bon sens des couleurs ; ceux qui ont besoin d’un dessin pour comprendre ; etc.
Si cette capacité n’est pas suffisamment développée, on peut avoir des difficultés dans les processus de mémorisation et de résolution de problèmes. Car les images produites dans le cerveau aident à la pensée et à la réflexion. Pour beaucoup de scientifiques célèbres, leurs découvertes les plus fondamentales sont venues de modèles spatiaux et non de raisonnements mathématiques.

3. L’intelligence musicale / rythmique

C’est la capacité à être sensible aux structures rythmiques et musicales.
Elle est bien entendu particulièrement développée chez les musiciens (compositeurs, exécutants, chefs d’orchestre), et chez tous les » techniciens du son » (ingénieur du son, fabricant d’instruments de musique, accordeurs). Elle se trouve aussi chez les poètes, et dans les cultures à forte tradition orale.
On reconnaît particulièrement cette intelligence chez quelqu’un qui fredonne souvent, bat du pied, chante, se met à danser sur le moindre rythme ; chez ceux qui sont sensibles au pouvoir émotionnel de la musique, au son des voix et à leur rythme ; et ceux qui saisissent facilement les accents d’une langue étrangère.
Si cette capacité n’est pas suffisamment développée, on perd une partie des richesses transmises par les sons, à travers les sons organisés comme dans la musique ou dans les infinies variations du langage.

4. L’intelligence logique / mathématique

C’est la capacité à raisonner, à calculer, à tenir un raisonnement logique, à ordonner le monde, à compter. C’est l’intelligence qui a été décrite avec beaucoup de soin et de détails par Piaget en tant que » l’intelligence « .
Elle est particulièrement développée chez les mathématiciens et les scientifiques, les ingénieurs, les enquêteurs, les juristes, etc.

On reconnaît particulièrement cette intelligence chez quelqu’un qui aime résoudre des problèmes ; chez ceux qui veulent des raisons à tout, veulent des relations de cause à effet ; ceux qui aiment les structures logiques, et aiment expérimenter d’une manière logique ; chez ceux qui préfèrent la prise de notes linéaire ; etc.

Si cette capacité n’est pas suffisamment développée, on a du mal à organiser des tâches complexes, à donner un ordre de priorité à une succession d’actes ; à comprendre le sens d’une démarche scientifique, à comprendre la signification d’un phénomène ; à démonter un appareil ou un processus pour en comprendre les parties ; à utiliser le raisonnement déductif ; à se servir d’appareils fonctionnant avec une grande logique (comme un ordinateur).

5. L’intelligence corporelle / kinesthésique

C’est la capacité à utiliser son corps d’une manière fine et élaborée, à s’exprimer à travers le mouvement, d’être habile avec les objets.

Elle est particulièrement développée chez les danseurs, les acteurs, les athlètes, les mimes, les chirurgiens, les artisans, les mécaniciens.

On reconnaît particulièrement cette intelligence chez quelqu’un qui contrôle bien les mouvements de son corps ; chez ceux qui aiment toucher, sont habiles en travaux manuels ; ceux qui aiment faire du sport, aiment jouer la comédie ; chez ceux qui apprennent mieux en bougeant, qui aiment faire des expériences ; l’enseignant la reconnaîtra dans l’élève qui se trémousse s’il n’y a pas suffisamment d’occasions de bouger, chez celui qui se lève en classe pour tailler un crayon ou mettre un papier à la poubelle.

Si cette capacité n’est pas suffisamment développée, l’enfant comme l’adulte risquent de ressentir leur corps comme une gêne dans de nombreuses circonstances de la vie courante.

6. L’intelligence intrapersonnelle

C’est la capacité à avoir une bonne connaissance de soi-même.
Elle est particulièrement développée chez les écrivains, les » sages « , les philosophes, les mystiques.

On reconnaît particulièrement cette intelligence chez quelqu’un qui a une bonne connaissance de ses forces et de ses faiblesses, de ses valeurs et de ses capacités ; chez ceux qui apprécient la solitude ; qui savent se motiver personnellement ; qui aiment lire, qui écrivent un journal intime ; qui ont une forte vie intérieure.

Si cette capacité n’est pas suffisamment développée, on a du mal à tirer partie des expériences, à réfléchir sur ce qui a bien marché et comment améliorer ce qui a moins bien marché ; à prendre le contrôle de sa vie, de son apprentissage, à se donner des buts ; on est plus sensible à l’opinion de groupes ; on cherche (et on trouve) un responsable extérieur à ses échecs.

7. L’intelligence interpersonnelle

C’est la capacité à entrer en relation avec les autres.
Elle est particulièrement développée chez les politiciens, les enseignants et les formateurs, les consultants et les conseillers, les vendeurs, les personnes chargées des relations publiques.

On reconnaît particulièrement cette intelligence chez quelqu’un qui entre bien et facilement en relation, se mélange et s’acclimate facilement ; chez ceux qui aiment être avec d’autres et ont beaucoup d’amis, ceux qui aiment bien les activités de groupe ; chez ceux qui communiquent bien (et parfois manipulent), chez ceux qui aiment résoudre les conflits, jouer au médiateur.
Si cette capacité n’est pas suffisamment développée, il y a risque d’enfermement de la personnalité ; on se coupe du plaisir d’être avec d’autres, de travailler ensemble ; on perd des richesses issues du travail en coopération. On risque de devenir aigri, misanthrope, critique de l’humanité dans son ensemble.

8. L’intelligence (du) naturaliste

Elle a été rajoutée aux sept précédentes par Howard Gardner en 1996.
C’est la capacité à reconnaître et à classer, à identifier des formes et des structures dans la nature, sous ses formes minérale, végétale ou animale.
Elle est particulièrement développée chez le naturaliste, qui sait reconnaître et classifier les plantes et les animaux ; chez tous ceux qui s’intéressent au fonctionnement de la nature, du biologiste au psychologue, du sociologue à l’astronome.

On la reconnaît chez ceux qui ceux qui savent organiser des données, sélectionner, regrouper, faire des listes ; chez ceux qui sont fascinés par les animaux et leurs comportements, qui sont sensibles à leur environnement naturel et aux plantes ; chez ceux qui cherchent à comprendre la nature et à en tirer parti (de l’élevage à la biologie) ; chez ceux qui se passionnent pour le fonctionnement du corps humain, qui ont une bonne conscience des facteurs sociaux, psychologiques et humains.

samedi 29 octobre 2011

eLearning Africa 2012


eLearning Africa 2012


eLearning Africa est le plus important forum du continent réunissant de hauts responsables politiques, des décideurs et des spécialistes de l’éducation, des affaires et des pouvoirs publics. Il constitue un événement de réseautage majeur pour le développement des capacités eLearning en Afrique.

eLearning Africa 2012 se tiendra du 23 au 25 mai à Cotonou, au Bénin. Ce pays bénéficie d’un riche héritage culturel et compte également à son actif de formidables réalisations dans le domaine de l’éducation ces dix dernières années.



eLearning Africa 2012 aura lieu sous le patronage de son Excellence Monsieur Max Ahouêkê, Ministre de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication, Bénin.

En se concentrant sur les liens entre eLearning et développement durable, eLearning Africa 2012 explorera de nouveaux moyens créatifs permettant à l’eLearning d’accompagner le développement et d’aider à la construction d’un avenir durable. Les principaux thèmes abordés lors d’eLA 2012 seront les suivants : Technologies et infrastructures durables ; L’eLearning pour les communautés durables ; La gestion durable du changement ; eLearning et ressources durables ; Économie, culture et société durables.

eLA représente un événement incontournable pour tous les acteurs qui sont engagés ou qui souhaitent en savoir plus sur les TIC appliquées au développement, à l’éducation et à la formation en Afrique. Il constitue l’un des principaux forums pour les professionnels de l’eLearning ainsi que de l’éducation et la formation basées sur les TIC. Les participants peuvent ainsi enrichir leurs contacts au niveau international et sectoriel, accroître leurs connaissances et renforcer leur expertise et leurs compétences.

La conférence se tiendra en anglais, en français et en portugais. Elle comporte des sessions plénières réunissant des experts de renommée internationale, des présentations et des sessions spéciales focus, des démonstrations pratiques, des discussions et des débats sur des sujets spécifiques, ainsi que différentes réunions informelles de prise de contact au cours desquelles les participants pourront échanger leurs expériences et leurs idées, faire part d’informations nouvelles et dresser des perspectives d’avenir.

La conférence s’accompagne d’un espace d’exposition et de démonstration, où les participants pourront présenter leurs dernières innovations en termes de produits et de services, et organiser des réunions avec les principaux décideurs du monde de l’éducation et de la formation en Afrique.

jeudi 27 octobre 2011


Avant la fin de 2011, mon premier livre en anglais devrait etre disponible..."EMPATHY AND INTUITION IN DISTANCE LEARNING" , le livre beneficiera d'une campagne de promotion sur les medias sociaux!

Ce livre est publier par ma maison d'edition, "Les Editions Intelligentes".

The Understanding Pathway: A Conversation with Howard Gardner


Howard Gardner reflects on how students who learn in many different ways might grapple with their deepest questions about life.

"When I first heard him describe his theory of multiple intelligences . . . I felt as if I had stumbled into a room in my own home that I had never noticed before." So writes Jane Healy about the impact that Howard Gardner's insights had on her thinking back in 1983 when he wrote Frames of Mind: The Theory of Multiple Intelligences.1
Feeling that same shock of recognition toward an idea that squares with their own teaching and learning experiences, many educators this past decade have implemented a version of MI theory in their own classrooms.

In Gardner's new book, The Disciplined Mind: What All Students Should Understand,2 he elaborates on applications of MI theory and on the importance of the disciplines, and he advocates schools where students delve into deep epistemological questions. He calls that approach to education "the understanding pathway." Here he talks with EL readers about what that classroom would be like.

What is the difference between a classroom that focuses on understanding—a constructivist classroom, if you agree with that use of the term—and a behaviorist classroom?

In a classroom that focuses on understanding, teachers are clear about the understandings that they value and the understandings that they want students to exhibit. In general, these understandings focus on important topics and reveal disciplinary ways of thinking.

In a class on American history, for example, a student who understands the Bill of Rights is able to show how specific amendments do, or do not, apply to controversial issues of the day or to those drawn from the past. In a class on biology, a student who understands the theory of evolution is able to discuss what might happen to an island if all wildlife were removed and if animals from a few species were then transported there. In carrying out such "performances of understanding," students show whether they can think historically or scientifically about concrete events or topics.

I am happy to use the term constructivist to apply to such a classroom. The crucial tension between "constructivism" and "behaviorism" has to do with the view of learning that is embraced. In a behaviorist class, one focuses on the answers desired and tries to shape responses until they resemble a prototype. What goes on inside the head, if anything, is irrelevant. In a constructivist classroom, students continually try out ideas and practices for themselves and see where they work and where they prove inadequate. The models that an individual constructs in his or her mind are crucial to understanding or nonunderstanding.

Some people use the word behaviorist to describe a regimen based on rewards and punishment. I'm not one of those individuals who avoids rewards or punishments in all cases; but grounding one's teaching in such "schedules of reinforcement" can't work in the long run. Students (and ex-students) must come to learn because they have a desire to learn, not because someone is giving them an A or an M&M.

In your new book, you introduce the idea of teaching the "essential concerns of human beings." In an age of standards and standardized testing, how would you suggest that teachers balance teaching about truth, beauty, and morality (unmeasurable concepts) with the increasing pressures to help students perform well on tests? Are the two movements incompatible?

I don't actually advocate teaching directly about truth, beauty, and morality; that sounds like a graduate philosophy course. I advocate teaching those disciplines—history, science, the arts, and literature—that will present to students their culture's image of what is true (and not true), beautiful (and not beautiful), ethical (and immoral). Education should prize students who act morally and give students a chance to produce as well as to appreciate natural and man-made beauty.

L’INTELLIGENCE INTUITIVE


« C’est avec la logique que nous prouvons et avec l’intuition que nous trouvons. » Henri Poincaré.

Le Petit Robert définit le terme intuition de la manière suivante : « idée claire ou confuse, action de deviner, pressentir, comprendre quelque chose d’emblée, sans parcourir les étapes de l’analyse, du raisonnement ou de la réflexion. »

L’intuition est l’une des formes de ce que l’on appelle l’intelligence intrapersonnelle (cf la théorie des intelligences multiples de Howard GARDNER, dans son livre « Frames of Mind : the Theory of Multiple Intelligence »). Ce type d’intelligence est fondé sur l’inconscient, les instincts, la bonne connaissance de soi. Elle relève plus du champ des analogies, des représentations, des perceptions et des images que de celui du langage. Par conséquent, écouter ses perceptions intuitives implique d’accepter d’être en contact avec son inconscient et donc d’être en accord avec soi-même : l’inconscient devient inaccessible, si l’on n’assume pas ce qui y est enfoui.

Auparavant méprisée et déniée au profit de l’intelligence rationnelle, l’intuition était associée à tort à une absence de réflexion et souvent considérée comme une forme d’extra lucidité.

Pourtant, l’intuition ne puise pas ses ressources dans des forces occultes : elle résulte de notre capacité à schématiser une profusion d’informations enregistrées dans notre inconscient et qui sont le fruit de nos expériences, réflexions, rencontres, lectures… Elle consiste à tirer profit de ces acquis en utilisant de façon instinctive un raisonnement par analogie. Tel un ordinateur interne, elle traite les données et élimine ce qui est accessoire. Ce balayage superficiel permet à l’individu de tirer instantanément les conclusions qui s’imposent.

Face à une décision, elle permet de percevoir si les différents choix possibles suscitent un sentiment de bien-être ou de malaise. L’intuition autorise la projection dans l’avenir et l’anticipation des événements car elle les assimile à des connaissances et des expériences vécues.

Cependant, en se confrontant aux opinions et aux points de vue des autres, l’individu peut confondre "intuition et raison". Il prend le risque de partir sur de fausses pistes. Il pourra donc s’interroger sur la manière de faire partager son intuition, de la transcrire, de convaincre son entourage pour la considérer comme une hypothèse de travail immédiate.

mercredi 26 octobre 2011

APERCU DE LA FORMATION A DISTANCE AU QUEBEC


aperçu de la formation
à distance au Québec

La formation à distance existe au Québec depuis 1946. initialement diffusée à l’aide
de cours par correspondance et par la radio, la formation à distance a véritablement
pris son envol dans les années 1970 avec la création de la télé-université (teLUQ).

Depuis 1995, les statistiques révèlent une augmentation constante des inscriptions.
Tous ordres confondus, celles-ci ont plus que doublé pour atteindre un total de
128 343 inscriptions en 2006-2007. au fil des ans, des centaines de milliers de
personnes y ont eu recours pour parfaire leur formation, compléter des études déjà
entamées, accéder à un meilleur diplôme, se spécialiser dans un domaine précis
ou, tout simplement, pour élargir leurs connaissances.

Au secondaire, une quarantaine de commissions scolaires offrent la formation
générale à distance aux élèves adultes. Treize d’entre elles offrent aussi la formation professionnelle à distance. depuis 1995, l’accroissement global des inscriptions au secondaire a été de 241%. au collégial, le cégep@distance compte environ 28 000 inscriptions chaque année et, depuis 1995, elles ont augmenté de 70%. à l’université, la très grande majorité des étudiants en formation à distance sont inscrits dans trois établissements : la teLUQ, l’Université Laval et l’Université de montréal.

mardi 25 octobre 2011

L'APPRENANT ISOLE


Il ne faut pas sous-estimer le rôle du milieu socio-culturel chez l’apprenant isolé au moment même où, d’une part, toutes les recherches ont montré son influence chez tous les apprenants scolarisés, et où, d’autre part, on ne cesse de découvrir l’influence des pairs et de la dimension sociale dans l’apprentissage (Vygotsky, 1930, 1985).

Et il faut bien reconnaître que les plannificateurs de systèmes de FAD consacrent plus de ressources et d’énergie à la mise au point des dispositifs et des stratégies d’enseignement qu’à l’examen des conditions psychosociologiques et culturelles susceptibles soit de faciliter ou d’inhiber l’apprentissage chez l’individu isolé.

C’est un souci qui émerge tout juste aussi dans la recherche, où on commence à développer des études d’inspiration ethnométhodologique sur le vécu et les représentations des apprenants, notamment par rapport aux modèles d’apprentissage.

Car la difficulté ne tient pas seulement à l’isolement physique, en partie compensable par les nouvelles technologies interactives, mais à des facteurs plus subtils et plus incidieux comme la relation de l’apprenant au mileu tant familial que professionnel – Dieuzeide (1985.)

vendredi 21 octobre 2011

ESPACE D'APPENTISSAGE , THE OPEN UNIVERSITY


Oui,

des cours universitaires gratuit, ca existe...Ou?.. A L'OPEN UNIVERSITY...En fait ils ont plus de 600 cours gratuits en ligne. N'est-ce pas interessant? D'ou mon questionnement! Qui decide qui sait quoi?

Quel est le prix du savoir? Et pourquoi un prix? Quoi qu'il en soit, si l'universite par miracle devenait gratuite, j'ai l'impression que ce serait une revolution...

mercredi 19 octobre 2011

LE RESEAU DES FEMMES PHILOSOPHES


Depuis une annee je suis membre du reseau des femmes philosophes de l'Unesco. Je suis egalement membre de l'association Canadienne de philosophie et oui, la philosophie fut mon premier amour lors de mes etudes collegiales.

Maintenant je publie des livres en anglais et en francais, principalement sur la "Formation a Distance".

Journée de la philosophie à l'UNESCO


la célébration de la Journée mondiale de la philosophie 2011 se tiendra

le jeudi 17 novembre 2011 au Siège de l’ UNESCO à Paris

Une variété de conférences autour de la philosophie et de la réflexion critique aura lieu à cette occasion, et plus précisément sur les thèmes suivantes: le partage équitable des bénéfices scientifiques, la pensée et l'œuvre des philosophes et leur rôle pour les changements dans le monde, les questions d’actualité survenues récemment dans le monde arabe et le rôle des femmes dans les transformations sociales, sur les nouvelles pratiques philosophiques et notamment la philosophie pour les enfants, etc.

A cela s’ajouteront une projection de film, des cafés philo, des expositions, un salon du livre philosophique, …

Tous les détails sur les événements de la Journée seront disponibles à partir du 17 octobre 2011.

Compétences requises au tutorat à distance


Le tuteur idéal allierait tout à la fois des compétences disciplinaires et technologiques adaptées au dispositif et d’autres compétences relatives aux relations humaines, à la communication, au suivi et à l’évaluation (Audet, 2009a).

Les compétences requises à la mission du tuteur à distance sont plus larges que celles nécessaires à un enseignant présentiel. Elles relèvent de diverses dimensions : Disciplinaires, pédagogiques, organisationnelles, relationnelles et techniques. A cela s’ajoutent l’individualisation du suivi en fonction des besoins d’aide des divers apprenants et la rétroaction à leurs travaux : tâches peu valorisées en présentiel, essentielles à distance pour agir sur la motivation et la persévérance des apprenants.

Certains rôles et compétences sont donc spécifiques au tuteur à distance, cette évolution des rôles et des compétences pousse le tuteur à distance vers davantage de polyvalence. Le futur tuteur à distance devra donc acquérir de nouvelles compétences pour exercer cette activité, il semble alors évident de concevoir des formations pour ces acteurs susceptibles de l’aider à développer les compétences suivantes :

- Autonomie
- Discipline
- Adaptabilité
- Ouverture d’esprit
- Débrouillardise
- CompétenceCompétences communicatives
- Compétences de relations humaines (Empathie, Respect, Capacité d’écoute et de
vulgarisation) (Audet, 2009b).
- Compétences pédagogiques
- Expertise disciplinaires

mardi 11 octobre 2011

DevLearn 2011 Conference and Expo



Take a thrilling journey through the next one hundred years of breathtaking scientific revolution and see how science will shape our daily lives by the year 2100. Based on interviews with over three hundred of the world’s top scientists, who are already inventing the future in their labs, Dr. Michio Kaku, cofounder of string field theory and the bestselling author of several widely acclaimed science books, presents the revolutionary developments in medicine, computers, quantum physics, and space travel that will forever change our way of life and alter the course of civilization itself.

Michio Kaku, will speak at the conference for learning technologies in Las Vegas november 2-4.

Michio Kaku Professor of Physics City University of New York


Dr. Michio Kaku is an internationally recognized authority in two areas. The first is Einstein’s unified field theory, which Dr. Kaku is attempting to complete. The other is to predict trends affecting business, commerce, and finance based on the latest research in science. Author numerous books, including Parallel Worlds, Physics of the Impossible, and his newest Physics of the Future, he is one of the most widely recognized figures in science in the world. Dr. Michio Kaku will speak at the DEVLEARN conference in Las Vegas november 2-4.

mardi 4 octobre 2011

L'histoire du Québec délaissée par les universités


Le Québec ne se souvient pas assez de son histoire, selon une étude publiée hier par la Fondation Lionel-Groulx et la Coalition pour l'histoire du Québec. «On est un des pays qui enseignent le moins leur histoire!», clame l'historien et porte-parole de la Coalition pour l'histoire du Québec, Robert Comeau.

Après avoir critiqué, l'an dernier, la qualité de l'enseignement de l'histoire au collégial et au secondaire, les deux organismes se sont maintenant penchés sur la place de l'histoire du Québec dans le milieu universitaire.

Selon M. Comeau et ses collègues, les futurs enseignants d'histoire manquent de formation. «La majorité n'ont que deux à quatre cours à l'université sur l'histoire du Québec. C'est insuffisant!», déclare M. Comeau. L'étude mentionne aussi que 28 % des enseignants d'histoire au secondaire n'ont pas de formation universitaire dans cette discipline. Les auteurs de l'étude réclament un minimum de vingt cours d'histoire, dont la moitié couvrirait le Québec et le Canada, pour tous les futurs enseignants de cette matière au secondaire. Quant à ceux qui l'enseigneront au niveau collégial, les auteurs exigent qu'ils aient tous une maîtrise spécialisée dans le domaine.

vendredi 30 septembre 2011

Physique - L'ordinateur quantique bientôt à notre portée


L'ordinateur quantique n'est plus un fantasme de scientifiques. Il pourrait voir le jour sous peu grâce aux travaux d'une équipe nippo-québécoise qui a réussi à mettre au point la pièce maîtresse de cet ordinateur du futur à partir d'un matériau semi-conducteur couramment utilisé dans l'industrie.

Les physiciens travaillent depuis une bonne décennie à la création de l'ordinateur quantique, qui «utilise activement les postulats de la mécanique quantique» [cette branche de la physique qui décrit les phénomènes à l'échelle atomique et subatomique].

«L'ordinateur quantique permettra de développer des algorithmes ultraperformants, capables de factoriser des grands nombres (d'une dizaine de chiffres), par exemple, ce qui ne peut être accompli par des ordinateurs actuels, à moins de les laisser calculer aussi longtemps que l'âge de l'Univers», lance Michel Pioro-Ladrière du Département de physique de l'Université de Sherbrooke, tout en précisant que le cryptage des données lors de nos transactions bancaires sur Internet s'effectue grâce à un algorithme fondé sur la factorisation des grands nombres.

Un ordinateur quantique permettrait donc de «communiquer sur Internet de façon complètement sûre». Un ordinateur quantique permettrait aussi de simuler le comportement quantique des molécules d’un médicament dans l’organisme, «ce qui prend un temps fou avec les superordinateurs actuels», donne en exemple le spécialiste, qui monte actuellement un laboratoire expérimental d’informatique quantique.

mercredi 28 septembre 2011

Le Québec est-il un premier de classe ou un cancre dans le domaine de la formation continue? Le Devoir a posé la question


Le Québec est-il un premier de classe ou un cancre dans le domaine de la formation continue? Le Devoir a posé la question à deux spécialistes en la matière.

L'offre de formation continue s'affiche partout chaque année à la rentrée. Si les établissements développent autant de nouvelles formations, la demande doit être au rendez-vous. Peut-on en conclure que les Québécois prennent la formation continue au sérieux?

«Il y a 20 ans au Québec, environ 20 % des adultes faisaient de la formation continue liée au travail. C'était pourtant 30 % dans le reste du Canada. Maintenant, on a rejoint le reste du Canada. Par contre, il s'en fait plus aux États-Unis et beaucoup plus en Europe, où, dans plusieurs pays, de 45 % à 50 % des adultes font de la formation», affirme Paul Bélanger, professeur au Département d'éducation et de formation spécialisées de l'UQAM.

Dominique Bouteiller, professeur en gestion des ressources humaines à HEC Montréal, croit qu'on ne fait jamais assez de formation continue. «C'est une quête infinie de la compétence! Que ce soient les employés, les cadres, les directeurs généraux ou les membres des conseils d'administration, tous en ont besoin. Les composantes des entreprises, le contexte et les lois n'arrêtent jamais d'évoluer. Les compétences doivent évoluer en parallèle», explique-t-il.

lundi 26 septembre 2011

Mozart, Salieri et le plagiat...


Une petite note de musique, une petite idee recuperer sans mentionner la reflexion de l'auteur, peche mignon, mais plagiat tout de meme...

Il est tout a fait etonnant que depuis le debut de mes etudes on ne parle que du plagiat chez les etudiants universitaires, alors que d'apres moi, ceci existe surtout chez les chercheurs et chez les professeurs...

La preuve , l'article suivant:

Le Collectif pour la défense de la déontologie de la recherche à l’Université de la Polynésie française publie une lettre ouverte à madame Louise Peltzer, présidente de l’Université de la Polynésie française, dans laquelle il lui demande de s’expliquer sur des similitudes entre son ouvrage Des langues et des hommes, paru en 2000, et La Recherche de la langue parfaite dans la culture européenne d’Umberto Eco.

Le Collectif indique avoir été intrigué par un article intitulé « Accusations », paru le 29 septembre 2010 dans les Nouvelles de Tahiti. Cet article expliquait qu’un inconnu avait usurpé l’identité de Louise Peltzer pour adresser aux rédactions des médias polynésiens un mail dans lequel il dénonçait les fameuses similitudes. Le même article indiquait que Louise Peltzer avait porté plainte pour usurpation d’identité, mais refusé de répondre aux journalistes sur le fond même de l’affaire.

« On sanctionne des étudiants lorsqu’ils recopient des passages entiers d’un livre ou d’un manuscrit inédit sans mettre de guillemets et sans indiquer la source à la fin d’une citation : doit-on fermer les yeux lorsqu’un enseignant-chercheur se livre à de telles pratiques ? » demande le Collectif.

Une cinquantaine d’enseignants et de chercheurs auraient d’ores et déjà signé la lettre ouverte avec le soutien de la communauté scientifique, dont celui de chercheurs étrangers et métropolitains qui se sont joints à la démarche de leurs collègues de Polynésie.

Quelles sont mes deductions? pour avancer une carriere le plus rapidement possible, il est tres utile de recuperer les idees des autres et de se les approprier...D'accord, les idees appartiennent a l'humanite, mais dans un monde imparfait ou tout est calcul et argent, peut-on voler les pauvres penseurs, souvent sur les prets et bourses et qui desirent se liberer de l'aide sociale?

Tres souvent, ca ne parait pas, mais l'initiateur de l'idee lui le sait, n'avez vous pas honte...!

mercredi 21 septembre 2011

Etudier à l’université : le poids des pairs et du capital culturel face aux aspirations d’études


Nous avons voulu examiner si les variations entre les pays au regard de l’influence du capital culturel des familles et des pairs fréquentés à l’école sur les aspirations d’études peuvent s’expliquer par certaines caractéristiques structurelles des systèmes éducatifs, en particulier le recours à des filières de formation au cours de l’enseignement secondaire inférieur.

Les tests statistiques effectués ont permis de constater que les différentes variables illustrant une logique de différenciation au sein des systèmes éducatifs (des filières à un âge précoce, une proportion importante d’élèves qui à 15 ans ne sont plus dans l’enseignement général et un indice de ségrégation entre établissements élevé) co-varient de manière presque systématique avec les mesures d’inégalités sociales d’aspirations d’études universitaires et supérieures.

Dans une large mesure, il apparaît également que les systèmes éducatifs particulièrement différenciés sont des lieux où l’auto-sélection d’origine sociale est plus forte et où le poids des pairs (au niveau académique et socioculturel) est
plus important.

samedi 17 septembre 2011

EMPATHIE


Empathie : capacité à se mettre à la place d'une autre personne pour comprendre ses sentiments. Cette capacité, sans doute propre à l'homme, repose sur des systèmes neurologiques que l'on commence à élucider.

Elle nécessite non seulement une réaction affective déclenchée par l'état émotionnel
d'autrui, mais aussi une reconnaissance et une compréhensionminimales des états mentaux de cette personne. Aussi l'empathie pose-t-elle d'emblée une difficulté :
nous devons reconnaître qu'autrui est semblable à soi, tout en évitant toute confusion entre soi-même et autrui. Autrement dit, l'empathie sous-entend que nous ayons conscience d'une distinction entre soi et l'autre, tout en requérant un partage affectif.

L'empathie repose sur une simulation mentale de la subjectivité d'autrui: nous nous représentons mentalement et de façon spontanée ce que ressent autrui. Cette simulation est possible parce que nous possédons une disposition innée nous permettant de ressentir que les autres personnes sont « comme nous », et parce que nous acquérons, rapidement au cours du développement, la capacité de nous mettre
mentalement à la place d'autrui.

jeudi 15 septembre 2011

Palmarès Quacquarelli Symonds - McGill se classe au 17e rang mondial


L'Université McGill maintient sa place parmi les vingt meilleures universités du monde, selon le prestigieux palmarès de la firme britannique Quacquarelli Symonds, toujours dominé par les universités américaines et britanniques.

L'institution anglo-montréalaise a remporté la 17e position du classement mondial, soit deux rangs plus haut que l'an dernier. Mais c'est en 2007 qu'elle obtenait sa meilleure place en étant 12e. Elle figure tout de même parmi les vingt meneurs depuis cinq ans.

Quatorze institutions canadiennes se trouvent parmi les 300 classées. L'Université de Toronto talonne McGill d'assez près avec une 23e place, au point qu'elle l'emporte sur sa rivale montréalaise pour la plupart de ses facultés. L'Université de Montréal, en 137e position, est la seule institution franco-québécoise à se classer cette année, l'Université Laval ayant reculé du 271e au 316e rang.

L'Université Cambridge trône en première place du fameux palmarès, suivie de Harvard, du Massachusetts Institute

vendredi 26 août 2011

ETUDES UNIVERSITAIRES-L'ECART DIMINUE


Les Canadiens dont les parents ne détiennent pas de diplôme universitaire ont beaucoup plus de chances d'atteindre ce niveau d'instruction aujourd'hui qu'il y a deux décennies. L'étude de Statistique Canada permet d'apprendre qu'en 2009, 23 % des Canadiens dont les parents n'étaient pas diplômés d'une université possédaient eux-mêmes un tel degré d'instruction.

C'est presque deux fois plus que les 12 % de la population qui se trouvaient dans cette situation en 1986. L''étude attribue aux femmes la décroissance de cette disparité. En 1986, seulement 10 % des femmes dont les parents n'étaient pas diplômés de l'université l'étaient elles-mêmes. Aujourd'hui, cette proportion a presque triplé, pour se fixer à 28 %

jeudi 18 août 2011

QU'EST-CE QU'UN ESSAI


L'essai est un texte «libre» qui permet d'exprimer ses idées et ses opinions de façon subjective et originale mais cohérente et organisée. Dans un essai on ne traite pas un sujet de façon exhaustive, mais on exprime ce qu'on pense, au moment actuel, sur la question, par exemple :

Que pensez-vous des OGM ?
Exprimer votre opinion sur le clonage.

Il faut cependant s'appuyer sur de la documentation et des informations pour se faire une opinion et se servir de ces informations pour étayer son essai.