samedi 30 avril 2011

Les Américaines plus diplômées que les Américains


C'est vrai pour les Canadiennes, les Québécoises, les femmes des pays industrialisés, et voilà que les Américaines sont elles aussi plus nombreuses que les hommes à détenir un diplôme universitaire.

C'est ce que révèlent les plus récentes statistiques du Bureau du recensement américain en établissant à 37 % la proportion de femmes au sein de la population active ayant l'équivalent d'un baccalauréat, contre 35 % des hommes. «C'est un mouvement qui est assez large et ça fait un bon bout de temps que le taux d'obtention d'un diplôme chez les femmes dépasse celui des hommes», constate l'agente de recherche à l'Institut de la statistique du Québec, Christine Lessard, qui a réalisé une étude similaire il y a deux ans.

Les données du recensement de 2006 montraient alors que 20,8 % de la population dite «active» (25 à 64 ans) avait un grade universitaire et il s'agissait d'une femme dans 51,6 % des cas. «Il y a effectivement une tendance mondiale», ajoute-t-elle en évoquant l'étude «Regards sur l'éducation» menée par l'Organisation de la coopération et du développement économiques (OCDE).

Sauf au Japon et en Turquie, les femmes sont toujours plus diplômées que les hommes dans les pays de l'OCDE. «Avoir un diplôme universitaire, c'est conditionnel à l'obtention des précédents. Et quand on voit qu'il y a une différence énorme entre les sexes au secondaire, ça finit par se répercuter quelque part», conclut-elle.

mardi 26 avril 2011

POURQUOI LES STAGIERES DOIVENT-ILS PAYER POUR LEUR STAGE?


Voici une reflexion interessante concernant les stages non-remuneres, dont la reference proviens de la lettre de nouvelles CHRONICLE.COM.

En fait, ce que l'on souleve est le fait que les etudiants aient a defrayer le cout de leur stage...En avril 2010, the US department of labor ont ete concerner par le fait que certaines organisations evitent la loi d'un salaire juste et la protection des travailleurs en denommant les stagieres non-payes au lieu de les considerer comme des employes.

mercredi 20 avril 2011

Les Pairs, le Tutorat et l'interactionniste social


Dans la perspective de «l' interactionniste social », c’est par l’échange avec le tuteur ou avec d’autres apprenants que s’opère la mise en commun de concepts servant à appréhender du sens. La négociation du sens, telle qu’elle est présentée par les interactionnistes post-Krashéniens comme Warschauer (1998) est la négociation par laquelle les apprenants recherchent la confirmation du sens, demandent des éclaircissements, tout ce qui d’après ces auteurs participe à l’élaboration de l’interlangue.

C’est en ces termes que nous pouvons dire que l’interaction avec le tuteur, même assurée à distance, pourrait être vue comme lieu, facteur, et moteur de l’apprentissage.


Le tutorat et ses enjeux didactiques
dans
les dispositifs de formation à distance
Catherine PAMPHILE

lundi 18 avril 2011

LE TUTEUR ET L'APPROCHE HUMANISTE DE ROGERS


L’approche humaniste de Rogers

L’approche humaniste de Rogers fait partie des approches centrées sur la personne liées aux théories sur les relations interpersonnelles. Rogers préconise une relation d’aide qui prend en compte la personne comme un tout et qui crée une situation de compréhension et d’acceptation qui permet à l’apprenant de progresser. Pour lui, « le seul individu formé, c’est celui qui a appris comment apprendre, comment s’adapter et changer, c’est celui qui a saisi qu’aucune connaissance n’est certaine et que seule la capacité d’acquérir des connaissances peut conduire à une sécurité fondée » (1972, p.102). Ainsi, « pour favoriser un apprentissage valable, il est indispensable qu’il existe entre l’apprenti et celui qui veut faciliter son apprentissage une relation interpersonnelle qui implique certaines qualités d’attitude » (p. 103).
Nous remarquons que le pédagogue endosse ici un nouveau rôle : celui de facilitateur. Il doit pas pour cela confondre non-directivité et non-intervention. Son attention est centrée sur l’apprenant, ou le groupe d’apprenants, il aide ce(s) dernier(s) à progresser et à apprendre en évitant de se montrer trop directif.
Pour parvenir à ce type de relation, le facilitateur doit regrouper certaines qualités :

• La « congruence », c’est-à-dire la capacité à être authentique, en accord avec soi-même,
• la « considération » : une attitude positive envers l’autre, sans préjugés,
• l’empathie : la capacité à se mettre à la place de l’autre.

mercredi 13 avril 2011

TUTEUR/ FORMATION DES FUTURS ENSEIGNANTS


—Développement de compétences professionnelles: planifier, gérer et évaluer des situations d’apprentissage

—Conception d’outils pour la remédiation et la différenciation

—Développer la confiance en soi, en ses capacités à enseigner, à être à l’aise en classe, conforter ses compétences

—Projet expansif de savoir: un savoir n’est jamais arrêté

—Formation initiale plus réflexive: porter un regard réflexif sur sa pratique

—Approcher la face cachée de l’école en découvrant les difficultés que peuvent vivre les élèves

—Développer les compétences relationnelles liées à la profession

lundi 11 avril 2011

OBJECTIFS GENERAUX POUR LES TUTOREE



Acquérir des connaissances et compétences
scolaires: travailler une compétence ciblée au
préalable

—Développer des compétences transversales:
identifier et préciser, avec l’aide des
enseignants, les lacunes en termes de
maîtrise des contenus (difficultés au niveau
des prérequis ou difficultés de compréhension
d’une matière récemment abordée) et
remédier le plus efficacement possible à ces
lacunes par des méthodologies diverses et
adaptées

—Acquérir des méthodes de travail
performantes adaptées à leur profil
d’apprentissage, pour devenir plus autonomes.

—Représentations des études: adopter des
attitudes positives face au travail scolaire,
reprendre goût à la matière

—Sensibiliser les élèves à l’enseignement
supérieur grâce au soutien de référents
proches en âge

—Encourager la confiance en soi, renforcer
l’estime de soi et la motivation, notamment
en abordant la matière d’une façon plus
individualisee.

dimanche 10 avril 2011

LES DIFFERENTES FORMULES DU TUTORAT


1) Perspectives

Le tutorat peut agir dans une perspective soit de prévention, soit de remédiation. En prévention, le tutoré travaille sur certaines de ses difficultés pour préparer son avenir ou anticiper un processus à mettre en place (exemple: le tutorat d’aide à la transition d’un niveau de formation à un autre dans lequel on remédie à certaines lacunes de prérequis pour l’étape scolaire suivante). En remédiation, le tutoré travaille sur des difficultés actuelles pour répondre à un besoin immédiat (exemple: le tutorat d’aide aux devoirs au sein duquel on remédie également à certaines difficultés scolaires, mais pour avoir un effet réparateur immédiat sur la scolarité de l’élève).

2)Fonctions

Le tutorat peut poursuivre plusieurs fonctions qui peuvent d’ailleurs se combiner au sein d’un même dispositif particulier. Le tutorat d’affiliation cherche à ce que le tutoré négocie au mieux le passage d’un niveau de formation à un autre, en facilitant son intégration dans un univers auquel il se destine et en lui fournissant les clés de lecture de ce nouveau monde via son tuteur. Le tutorat d’information a, quant à lui, pour fonction de fournir au tutoré un ensemble d’informations sur le fonctionnement de l’institution afin de lui permettre une prise de repères et une meilleure intégration au sein de cette institution. Le tutorat de régulation propose un cadre qui permet de travailler les relations entre l’élève et les acteurs de l’école (les professeurs, par exemple) et de développer, chez le tutoré, ses compétences et ses attitudes en matière de vie scolaire et de citoyenneté. Enfin, le tutorat de formation travaille explicitement un objet d’apprentissage scolaire à contenu soit méthodologique (exemple: se familiariser avec les méthodes de travail pour favoriser l’autonomie du tutoré), soit disciplinaire (exemple: remédier aux lacunes de prérequis en mathématiques).

3)Compétences visées

La formule de tutorat peut également varier selon le type de compétences qu’il cherche à développer. Certaines formes de tutorat visent prioritairement à développer des savoirs et des savoir-faire intellectuels.

Le tutorat méthodologique a ainsi pour objectif d’aider les élèves dans l’organisation de leur travail et la gestion de leur temps et d’apporter un soutien méthodologique à leur travail personnel. D’autres formes de tutorat sont davantage centrées sur l’acquisition de connaissances ou de compétences disciplinaires.

Le tutorat peut également s’avérer efficace à soutenir le développement affectif des élèves et à favoriser chez eux l’émergence d’attitudes nouvelles. Le tutorat est alors choisi comme formule pédagogique pour résoudre:

— des problèmes de motivation: absence d’intérêt pour les activités scolaires, voire refus et rejet;
— des problèmes relationnels avec le corps enseignant ou avec le groupe-classe. Le tutorat peut
aider l’élève à dissocier ce qu’il éprouve à l’égard d’un professeur de ses sentiments à l’égard de la
discipline que ce professeur enseigne. Il remplit alors une fonction de médiation entre l’élève, les autres professeurs et les membres de l’administration, voire les parents;— des problèmes affectifs à l’égard de la vie scolaire: peur de l’examen, stress, angoisse à propos de son orientation ou de ses résultats scolaires).

lundi 4 avril 2011

LE TUTORAT PAR LES PAIRS EN BELGIQUE








Tout dispositif pédagogique rencontrant les quatre critères suivants constituent du tutorat.

Critère 1: accompagnement individualisé

Le tutorat suppose une approche individualisée de l’apprentissage; la relation d’accompagnement qui s’y développe est soit individuelle soit réalisée en tout petits groupes. À la différence de la relation d’aide en groupe, elle ne fait intervenir que deux acteurs, le tuteur (celui qui détient une expertise) et le tutoré (celui qui désire bénéficier de cette expertise) dans une relation de «un à un».

Critère 2: apprentissage mutuel

Le tutorat est le lieu d’enjeux d’apprentissage mutuel pour les deux parties, tuteur et tutoré. Ce critère s’applique particulièrement au ‘tutorat entre pairs’, «système d’enseignement au sein duquel les apprenants s’aident les uns les autres et apprennent en enseignant (Barnier, 2001)». Cependant, même dans le tutorat réunissant des membres qui ne sont pas des pairs, une des caractéristiques majeures du tutorat est que chaque membre de la dyade apprend à l’occasion de leur rencontre, chacun développant alors des compétences différentes en fonction du rôle qu’il joue au sein de cette dyade. Par exemple, l’élève «apprend à apprendre» dans le tutorat méthodologique et son tuteur s’initie aux compétences d’accompagnement individualisé.


Critère 3: acteurs ‘non professionnels’

Le tutorat se déroule dans un contexte de formation et de développement de connaissances et de compétences. Aucune des deux parties de la relation tutorale ne joue cependant son rôle en vertu de sa fonction professionnelle. Il s’agit donc de deux personnes qui acquierent de l’expertise alors qu’aucune d’elles ne peut se prévaloir (ou pas encore) d’être un professionnel de l’enseignement ou de l’accompagnement.



Critère 4: Ressort d’identification


Le tutorat use d’un ressort d’identification pour favoriser l’apprentissage. L’identification est ce «mécanisme psychologique inconscient par lequel un individu modèle sa conduite afin de ressembler à une autre personne (Sillamy, 2003)». Le tuteur, en fonction de ses caractéristiques, dispose de qualités que le tutoré souhaite à son tour acquérir, en s’identifiant à son tuteur. Les principales caractéristiques qui favorisent l’identification du tutoré au tuteur sont la proximité d’âge, la proximité sociale et culturelle, la proximité de parcours scolaire, voire la proximité de difficultés dans le tutorat entre pairs. On comprend alors pourquoi le tutorat se révèle particulièrement efficace lorsqu’il s’adresse à des jeunes issus de milieux défavorisés ou d’origine étrangère puisqu’il propose à ces jeunes un référent dont ils peuvent se sentir proches et qui pallie le manque de points de repère scolaires dont ils souffrent bien souvent.

dimanche 27 mars 2011

UN EXEMPLE POUR TOUS LES NOUVEAUX ETUDIANTS

Devenu tétraplégique à la suite d’un accident de plongeon alors qu’il avait 27 ans, Stéphane Braney a repris ses études et obtenu un baccalauréat en administration des affaires en étudiant de 2000 à 2005 avec la Téluq. À 41 ans, il est aujourd’hui à la tête d’un cabinet-conseil en administration, commissaire au développement économique et conseiller municipal à la Ville de Lachute. Un exemple de courage et de ténacité.

À quel moment vous êtes-vous tourné vers la Téluq?
Je suis retourné aux études par la force des choses, à la suite de mon accident. La Téluq m’a permis d’avoir une certaine flexibilité dans mes horaires tout en acquérant des compétences. Il ne m’est pas toujours facile de me déplacer, de me soumettre à des horaires fixes, de transporter tout le matériel nécessaire, d’autant plus que j’habitais en région.

Les logis sur les campus ne sont pas adaptés. Je tape à l’ordinateur à l’aide d’un bâton que je tiens dans ma bouche, ce qui n’est pas toujours rapide ni évident. La Téluq m’a permis de travailler à mon rythme.

On entend dire que les études à distance sont difficiles…
C’est sûr qu’il y a des moments où c’est un peu dur, mais j’avais beaucoup de volonté. Même si, quand il faisait très beau dehors par exemple, j’avais plus de misère à travailler qu’à sortir, évidemment… Mais je n’ai pas eu de problème à m’adapter à ce style d’enseignement. Si ça n’avait pas été la Téluq, je ne serais certainement pas retourné aux études… J’ai échelonné mon bac sur 5 ans, à raison d’environ 40 heures d’étude par semaine. Avec mon handicap, étudier, me déplacer, prendre des notes est compliqué. Même si j’avais pu avoir de l’aide, j’ai fait ça tout seul. Ça m’a pris un peu plus de temps, mais c’était un choix personnel. Il était important pour moi de faire les choses par moi-même.

Pensez-vous que cette méthode soit adaptée à tous les étudiants?
Les qualités nécessaires sont la rigueur et la persévérance. C’est un choix que l’on doit bien soupeser. Il nécessite de travailler fort, mais permet d’améliorer ses propres conditions d’emploi.
Étant donné le marché du travail mondialisé dans lequel on vit, il est très important de pouvoir continuer sa formation, notamment pour des personnes qui ont actuellement un emploi et qui voudraient améliorer leur condition. La Téluq est une solution pour ces personnes qui ont des horaires fixes et des contraintes professionnelles ou familiales.

mercredi 23 mars 2011

MON STAGE A LA TELUQ


Me voici a la mi-chemin de mon stage au sein du programme Pairs Anciens...J'ai debuter avec bien sur, le contrat pedagogique pour ensuite me concentrer sur la recension d'ecrits concernant l'influence et l'importance de l'intelligence emotionnelle ou des intelligences multiples chez un "Pair Ancien".

L’encadrement par les pairs propose une formule de jumelage d’un nouvel étudiant avec un ancien étudiant à l’un des programmes. Les pairs anciens (qui doivent avoir obtenu 12 crédits dans leur programme) sont recrutés par appel de candidatures et formés par un professeur. Tout nouvel étudiant admis au DESS ou à la maîtrise peut profiter de ce service en recevant les coordonnées du pair ancien dans sa documentation initiale.

lundi 14 mars 2011

CONCEPT DE L'EDUCATION PAR PAIR


QU’EST -CE QU’UN PAIR EDUCATEUR ?

Le pair éducateur est une personne qui aidera de façon désintéressée ses camarades dans sa communauté à adopter un comportement sain et responsable. Il est de la même génération, a les mêmes préoccupations et mêmes norme que ceux qu’il est supposé aider.

QUEL EST L’IMPORTANCE DE L’EDUCATION PAR PAIR ?
L’éducation par les pairs permet de :
Responsabiliser les jeunes
Augmenter la fréquentation des services de prestation
Contribuer au développement harmonieux de la famille, de la communauté

QUELLES SONT LES QUALITES DU PAIR EDUCATEUR ?
Le pair éducateur doit être :
Discret
Courtois
Engagé
Motivé
Crédible
Sociable
Honnête
Disponible
Apprécié de la communauté
Attentif
Respectueux
Communicatif
Dynamique.

dimanche 13 mars 2011

L'éducation par les pairs



«Sans pères ni repères les groupes de pairs créent des repaires.» (Bruno Etienne)


Les pairs désignent des individus ayant des caractéristiques communes, telles que le sexe, l'âge, l'ethnie, les centres d'intérêt, les loisirs, les aspirations... Ce concept fait le plus souvent référence aux groupes d'âge, et plus spécifiquement aux groupes d'adolescents dont les membres sont étroitement liés par une culture de jeunesse.

L'éducation par les pairs postule que la dynamique de groupe des pairs peut être mobilisée de manière positive afin que ces derniers développent ensemble des qualités d'engagement, de participation et d'idéalisme. Elle leur offre la possibilité de créer et d'adapter leurs propres façons d'apprendre et d'éduquer les autres en retour, en incluant et en interconnectant leurs savoirs et leurs compétences.

Des forums peuvent alors leur donner l'occasion d'identifier et de résoudre collectivement des problèmes qui les touchent, et simultanément permettre à des décideurs de prendre en considération leurs points de vue. En ce sens, l'éducation par les pairs permet d'améliorer les processus participatifs au sein de la société.
Elle peut également être mobilisée pour sensibiliser toutes sortes de publics à des phénomènes sociaux et des thématiques tels que la diversité et les discriminations, les situations à risque, etc.

lundi 7 mars 2011

LES TIC AU SERVICE DES PERSONNES HANDICAPEES


Cet annuaire editee par l'Unesco date de 2008. Ces ressources sont plutot en anglais, concernent les aveugles, les dyslexiques, les enfants avec besoins speciaux, et les personnes handicapees en general.

Je suis sensible a ce domaine, car je souffre moi-meme de sclerose en plaques.

samedi 5 mars 2011

INTELLIGENCE EMOTIONELLE


Intelligence émotionnel : le concept


Les psychologues américains, Salovey et Mayer, les premiers à avoir utilisé l’expression d’intelligence émotionnelle dans des écrits publiés (1990-1997), définissent celle-ci comme étant :

« l’habileté à percevoir, apprécier et exprimer ses émotions,
à y accéder et générer des sentiments qui facilitent la pensée,
à comprendre les émotions et l’information qu’elles véhiculent,
enfin, à réguler les émotions pour favoriser la croissance intellectuelle et émotionnelle. »

Salovey et Mayer précisent que les différentes composantes de l’intelligence émotionnelle se développent suivant quatre axes, du plus élémentaire au plus complexe et du plus particulier au plus général :

Le premier axe, celui de la perception et de l’expression des émotions, est l’habileté à être conscient de ses émotions et à les exprimer correctement aux autres. La perception des émotions inclut également la capacité à faire la distinction entre des expressions honnêtes et malhonnêtes des émotions.

Le deuxième axe, celui de la compréhension et de l’analyse des émotions, est l’habileté à comprendre des émotions complexes, d’interpréter et d’intégrer les significations des émotions.

Le troisième axe, celui de la régulation réflexive des émotions, est l’habileté à vivre ou à abandonner une émotion selon son utilité dans une situation donnée.

Le quatrième axe, celui de la facilitation de la pensée, est l’habileté à reconnaître les émotions qui aident au jugement et qui influencent sur les processus de pensée.

L’intelligence émotionnelle est reconnue ici comme intelligence en ce qu’elle implique des processus mentaux, fait intervenir le codage symbolique des émotions et aboutit à la production de connaissance spécifique pour résoudre des problèmes de façon adaptée dans la vie quotidienne. De plus, elle procure des connaissances et des compétences que l’individu acquiert pour répondre de façon adéquate dans des situations complexes.

C’est ainsi que les individus perçoivent les émotions de façon précise. Ils utilisent des approches intégrées et complexes pour réguler leurs comportements émotionnels et comprendre ceux des autres, pour atteindre leurs buts en fonction d’un contexte donné.

A ces composantes, s’ajoutent, selon ces auteurs, deux autres dimensions :
1- La dimension expérientielle qui est la capacité à percevoir et à manipuler l’information émotionnelle ainsi qu’à y agir, sans nécessairement la comprendre,
2- La dimension stratégique qui est la capacité à comprendre et à gérer les émotions sans nécessairement bien percevoir les sentiments ou les éprouver complètement.

Ces auteurs s’intéressent à l’intelligence émotionnelle dans un contexte de réussite scolaire plutôt que de réussite sociale. Ils insistent sur le fait que l’intelligence émotionnelle est éducable et qu’elle est mobilisée dans des situations naturelles complexes. Ils cherchent ainsi à répondre aux limites des modèles d’intelligence psychométriques qui testent l’intelligence dans des conditions proches de celles de laboratoire.

Si le terme d’intelligence émotionnelle apparaît dans la littérature en 1990, toutefois, comme l’écrivent Thibault et Hess, « l’idée est loin d’être nouvelle. En effet, même si du début des années 1900 jusqu’à la fin des années 1960, l’intelligence et les émotions étaient traitées comme deux choses distinctes, plusieurs [chercheurs] soutenaient que le vécu émotionnel avait quelque chose à voir avec l’intelligence.»

Selon plusieurs auteurs scientifiques, la théorie des intelligences multiples de Gardner contribue sans conteste à la théorie de l’intelligence émotionnelle par l’apport de l’intelligence interpersonnelle et de l’intelligence intrapersonnelle, bien que Gardner n’utilise pas le terme d’intelligence émotionnelle. Ces auteurs relèvent que les intelligences interpersonnelle et intrapersonnelle ont un plus large éventail que l’intelligence émotionnelle. Elles renvoient non seulement au traitement des émotions, des sentiments et des affects, mais aussi aux intentions, aux éléments sociaux et à la personnalité, rencontrés dans une situation.

Si le concept d’intelligence émotionnelle a été introduit par Salovey et Mayer (1990), c’est toutefois Goleman qui l’a popularisé grâce au succès mondial de son livre (1995. Bien qu’étant une conception relativement récente, l’idée d’intelligence émotionnelle a suscité un grand enthousiasme littéraire et a attiré la reconnaissance populaire de ce concept.

jeudi 3 mars 2011

TELUQ FORMATION CREDITEE ET RECHERCHE


La formation créditée et la recherche scientifique. L'université à distance offre de nombreux programmes au premier cycle, mais aussi plusieurs aux cycles supérieurs.

«Nous ne considérons pas que c'est de la formation continue, étant donné que ces programmes sont crédités, mais, dans d'autres universités, on considère que ce l'est, parce que c'est vrai qu'une grande partie de cette clientèle est active sur le marché du travail», explique Raymond Duchesne.

Comme il n'y a pas de sessions ni de groupes, les inscriptions se font en continu et les étudiants peuvent aller à leur rythme, bien qu'ils aient un délai pour terminer chaque cours. Les étudiants peuvent poser des questions à leur tuteur selon leurs besoins. «Cette souplesse est très recherchée par les gens qui ont différentes obligations, que ce soit au travail ou à la maison. D'ailleurs, notre clientèle est répartie sur le territoire de la province sensiblement comme l'est la population, donc environ la moitié vient de Montréal. Cela nous indique que c'est bel et bien le cadre souple de la Téluq qui l'attire, et non le fait de ne pas être à proximité d'autres universités.»

Quels domaines ces personnes viennent-elles étudier à la Téluq?«Notre force, ce sont les sciences de la gestion. Environ 60 % de nos activités se font là-dedans, que ce soit en administration, en ressources humaines, en comptabilité ou en finances», précise le directeur général.

Les autres domaines importants sont les sciences humaines, les communications, les sciences informatiques, les sciences de l'environnement, l'éducation et les langues. «Avec tout ça, on atteint entre 90 et 95 % de nos activités», ajoute-t-il.

Comme beaucoup d'étudiants de la Téluq ont déjà entamé des études universitaires et qu'ils sont nombreux à être actifs sur le marché du travail, il y a aussi beaucoup de reconnaissance des acquis qui se fait.

«Nous sommes des pionniers en la matière et, d'ailleurs, la grande majorité des gens qui s'inscrivent à un de nos programmes en gestion se font reconnaître une expérience ou quelques cours universitaires. L'idée, c'est de ne pas leur montrer ce qu'ils savent déjà», explique M. Duchesne.

Une petite portion de la clientèle de la Téluq est aussi transférée par d'autres universités pour suivre un ou quelques cours à distance pour achever leur formation.

Quelque 18 000 personnes sont inscrites à la Téluq, dont environ 3600 le sont à temps plein. Lorsqu'on regarde tous les cours offerts, on compte 36 000 inscriptions. De 60 à 65 % des étudiants de la Téluq sont des femmes.

vendredi 18 février 2011

LE TUTORAT ENTRE PAIRS, LE ROLE DU TUTEUR


Il y a un travail de "transduction", c'est a la fois un traducteur des connaissances dans un langage que peut comprendre l'autre et un transmetteur de ces memes connaissances ou methodes.

Il doit aider le tutore a realiser la tache qu'on lui demande sans le rendre dependant de cette aide. Pour cela, il peut le guider et le conseiller, par exemple en:

- detaillant la tache (segmentation avec etapes intermediaires),
- Lui expliquant ou il a commis une erreur,
- lui donnant des indications de resolution (indices).

Le but final etant que le tutore arrive par la suite a realiser la tache seul. Le tuteur ne doit en aucun cas diriger l'action ou la realiser a la place du tutore. Il doit prendre appui sur ce que sait faire ce dernier et l'aider a progresser. Pour ce faire, le tuteur doit faire preuve de competences communicationnelles afin de bien se faire comprendre.

Extrait du memoire de Celine Sauvecanne

jeudi 10 février 2011

10 raisons pourquoi les etudiants preferent la formation en ligne


Voici les raisons:

1- Je peux dormir, ceci s'applique surtout aux adolescents qui ont besoin de beaucoup de sommeil

2- Je peux poursuivre mes passions, comme la musique, la profession d'acteur

3- Je peux me concentrer sur mes travaux sans etre distrait par mes collegues de classe

4- Je peux avancer a mon propre rythme

5- Je ne suis pas obliger de partager mes pensees ou mes idees

6- Je peux choisir des cours qui sont interessant, comme c'est cas a la TELUQ

7- Je peux apprendre avec un horaire qui conviens a mes besoins

8- Je peux apprendre, malgre mes problemes de sante

9- Je peux facilement rejoindre mon professeur si j'en ai besoin

10- Je peux facilement communiquer avec mes compagnons de classe si je le veux

lundi 7 février 2011

Les étudiants déplorent que les 275 millions ne servent pas à bonifier l'aide financière


Même s'il est somme toute bien accueilli, le chèque de 275 millions versé par le gouvernement fédéral à son homologue québécois a jeté de l'huile sur le feu, car les étudiants craignent qu'il ne soit pas entièrement consacré à l'aide financière.

Attendu depuis longtemps, ce montant, qui a finalement été bonifié de 150 millions de dollars par rapport à l'année scolaire précédente, est en fait une compensation que verse Ottawa pour le retrait de Québec, depuis 1964, du Programme canadien de prêts aux étudiants (PCPE) pour avoir plus d'autonomie dans son administration. Québec a tout le loisir de l'investir où bon lui semble.

Or les étudiants se sentent floués, car ils disent avoir de bonnes raisons de croire que les 275 millions octroyés ne serviront pas à bonifier son propre programme de prêts et bourses. «Certains discussions qu'on a eues avec le cabinet [de la ministre de l'Éducation] vont dans le sens d'une absence de bonification de l'aide financière aux études», a dit Louis-Philippe Savoie, président de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ). Avec le spectre d'une augmentation des droits de scolarité qui se profile à l'horizon, cela ne fait qu'attiser encore plus la colère des étudiants. «Le ministère de l'Éducation ajoute entourloupettes par-dessus entourloupettes pour ne pas bonifier le programme. Mais il y a plus d'argent disponible à investir en aide financière», a-t-il indiqué, ajoutant que l'ex-ministre de l'Éducation et celui des Finances s'étaient pourtant engagés à y consacrer plus d'argent.

Un système généreux

La ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, a multiplié les entrevues téléphoniques hier pour éviter tout malentendu. «Le chèque qu'on a reçu est une compensation pour l'année 2009-2010 et ces sommes ont déjà été déboursées, a-t-elle précisé. On a même déjà déboursé le double de ce qu'on reçoit du gouvernement fédéral, soit 534 millions». Or, allèguent les étudiants, lorsqu'on appose le montant de 275 millions du fédéral à côté de cette dépense, l'effort du gouvernement du Québec n'est que de 159 millions.

La ministre Beauchamp a pourtant assuré que le Québec avait le plus généreux système d'aide financière aux études et que la grosseur du montant du chèque du gouvernement fédéral n'avait pas nécessairement d'influence sur le Programme québécois des prêts et bourses. «On n'est pas à la remorque de ce que décide le fédéral, que [son chèque] soit à la hausse ou à la baisse, ça ne veut pas dire que les étudiants recevraient moins», a-t-elle insisté.

Bernard Drainville, député et porte-parole de l'opposition en matière d'affaires intergouvernementales, a rappelé que le Québec devrait obtenir 800 millions de plus chaque année pour «ramener les transferts fédéraux pour l'éducation postsecondaire au niveau de ce qu'ils étaient avant les compressions sauvages du gouvernement Chrétien au début des années 90».

dimanche 30 janvier 2011

TÉLUQ : l'université à distance veut s'éloigner de l'UQAM


Pour certaines personnes, l'accès à l'enseignement supérieur est freiné par les difficultés qu'elles éprouvent à se rendre sur un campus universitaire. Celles qui, parmi ces dernières, tiennent toutefois à entreprendre et à poursuivre des études supérieures peuvent se tourner vers la formation universitaire à distance, comme celle offerte par la TÉLUQ.

«On croit à tort que la formation à distance s'a-dresse surtout aux personnes des régions éloignées qui ne peuvent pas se rendre sur un campus pour des raisons de distance, explique Raymond Duchesne, directeur général de la TÉLUQ. Mais la formation à distance convient aussi à toutes les personnes pour qui se rendre sur un campus selon un horaire fixe pose un problème. C'est souvent le cas, par exemple, des parents de jeunes enfants, même s'ils habitent en ville. C'est la raison pour laquelle je préfère parler de formation hors-campus.»

Fondée en 1972, dans la foulée de la création de l'Université du Québec, la TÉLUQ est la seule université québécoise entièrement consacrée à l'enseignement à distance. Depuis sa création, ce sont un million d'étudiants qui s'y sont inscrits. Aujourd'hui, la TÉLUQ offre 360 cours et 75 programmes dans les trois cycles universitaires et compte 18 000 étudiants. «La formation à distance gagne en popularité et nous avons connu ces dernières années une croissance des inscriptions d'environ 5 % par année. On observe le même phénomène dans tous les pays occidentaux et même dans les pays en voie de développement. Je crois qu'on assiste au début d'une révolution en matière d'enseignement.»

Outre la souplesse qu'offre la formation à distance, deux raisons expliquent, selon Raymond Duchesne, la popularité grandissante de cette forme d'enseignement. «D'une part, le moule classique des études universitaires, où on faisait ses études universitaires en bloc entre 18 et 24 ans, est aujourd'hui cassé. Les étudiants empruntent maintenant des parcours différents. D'autre part, la formation continue est devenue une réalité et personne ne peut prétendre exercer un métier ou une profession toute sa vie sans faire de mise à jour. La formation hors-campus convient parfaitement à ces deux nouvelles réalités.»

Les nouvelles technologies

La TÉLUQ peut compter sur son propre corps professoral, qui compte aujourd'hui 58 enseignants. «Nos professeurs sont responsables de la conception des cours, de l'élaboration des scénarios des cours ainsi que du choix du matériel pédagogique, comme les manuels ou les recueils de textes.» Tout comme leurs confrères des autres universités, ces professeurs font aussi de la recherche.

Les étudiants qui s'inscrivent aux cours offerts par la TÉLUQ sont encadrés par des tuteurs au premier cycle et par des chargés d'encadrement au deuxième cycle. Ils peuvent facilement être joints par téléphone ou par courriel et ils sont en mesure de répondre aux questions des étudiants et de leur offrir de l'aide pédagogique et du soutien lors de l'apprentissage. «C'est avec eux que les étudiants sont en contact.»

L'étudiant reçoit à domicile une trousse comprenant un guide d'étude, les manuels requis, les exercices et les travaux à faire, les documents audiovisuels, etc. «Cette façon de procéder existe toujours, mais elle a tendance à disparaître au profit d'Internet. Pour plusieurs de nos cours, la trousse d'étude se résume maintenant au code d'accès pour le site Internet du cours, où l'étudiant trouvera tout ce dont il a besoin. La migration vers le tout-en-ligne et les cours sans papier est amorcée. On utilise alors tout l'arsenal des moyens que les nouvelles technologies mettent à notre disposition. L'enseignement à distance devient alors aussi intéressant que celui offert en classe.»

Malgré un contact régulier avec le tuteur ou le chargé d'encadrement, l'étudiant qui opte pour une formation hors-campus peut souffrir d'isolement. Encore une fois, la solution à ce problème se trouve du côté des nouvelles technologies, en particulier des réseaux sociaux, où la TÉLUQ est déjà présente. «Mais les étudiants n'ont pas vraiment besoin de nous puisqu'ils le font d'eux-mêmes. À leur propre initiative, ils mettent en place des réseaux sociaux regroupant des gens qui suivent le même cours ou qui l'ont déjà suivi et ils établissent des liens d'entraide.»

Les années à venir

Au fil de ses presque quarante années d'existence, la TÉLUQ a acquis une solide expérience dans le domaine de l'enseignement à distance. D'ail-leurs, l'enseignement à distance constitue le principal champ de recherche des professeurs de la TÉLUQ. Raymond Duchesne entend bien mettre à profit cette expertise afin de tirer le meilleur parti possible de l'intérêt grandissant des étudiants pour cette forme d'enseignement. «La TÉLUQ représente ce qui sera probablement l'université de l'avenir.»

Mais, avant d'en arriver à cette conclusion, il faudra franchir certaines étapes, comme celle consistant à revoir le statut juridique de la TÉLUQ. Depuis sa création, la TÉLUQ a toujours fonctionné de façon indépendante et elle possède même ses propres lettres patentes. Mais, depuis 2005, elle est rattachée à l'UQAM. «C'est un partenariat qui n'a pas donné les résultats escomptés, et on cherche présentement une nouvelle formule.»

La TÉLUQ s'est aussi dotée en 2010 d'un plan de développement stratégique. «Un des objectifs de ce plan est de profiter au maximum du numérique et des nouvelles technologies. On veut aussi élargir notre offre de cours et surtout bonifier l'offre au deuxième cycle, qui est moins ample que celle du premier cycle. On s'est aussi rendu compte que la TÉLUQ est souvent peu ou mal connue. Un de nos objectifs est donc de nous faire davantage connaître et de faire mieux connaître les avantages de l'enseignement à distance et de la formation universitaire hors-campus.

samedi 22 janvier 2011

LES ROBOTS FONT LEUR ENTREE A L'UNIVERSITE LAVAL


(Québec) Au cours des prochaines années, l'Université Laval sera dotée de nouveaux laboratoires de pointe, dont un qui sera consacré à la cohabitation entre robots et humains.


Un de ces laboratoires, qui sera piloté par l'équipe du professeur Clément Gosselin, permettra de développer de nouveaux types de robots capables de collaborer et d'interagir avec les humains. Ces machines seront testées grâce à un environnement virtuel qui permettra de simuler des conditions de travail à la maison, dans un hôpital ou dans une usine, par exemple. «Ce laboratoire permettra de mettre en pratique les concepts développés» en robotique, a indiqué M. Gosselin hier, lors d'un point de presse.

La collaboration humain-robot représente un des défis les plus importants de la robotique du XXIe siècle et pourrait permettre de créer des robots qui pourraient venir en aide aux personnes âgées ou être utilisés à la maison et dans l'industrie manufacturière.

Ce nouveau laboratoire, dans lequel seront investis 800 000 $, fait partie de l'un des 15 projets de recherche de l'Université Laval financés par la Fondation canadienne pour l'innovation, le gouvernement du Québec et des partenaires privés. Au total, 7,7 millions $ seront consacrés à ces nouveaux projets de recherche.

Cette enveloppe permettra aussi de construire un nouveau laboratoire en irrigation des sols, dirigé par le professeur Jean Caron. De son côté, l'équipe du Dr Jacques Corbeil pourra compter sur un nouvel équipement de séquençage du génome humain, qui permettra d'identifier des gènes qui prédisposent au cancer du sein et d'étudier les microbes présents dans le corps humain afin de mieux comprendre l'apparition de résistance à certains antibiotiques.

L'Université Laval récolte environ le tiers du financement total de la Fondation canadienne pour l'innovation, qui a approuvé 61 projets d'infrastructure provenant des universités québécoises.